Pour une reconversion vers l’automobile électrique, les services de l’automobile structurent désormais une offre de certifications dédiée, allant d’un module de quelques jours à la maintenance experte des batteries.
- Trois CQP portent sur la maintenance et le démontage des batteries de traction.
- Un certificat « Conseils en électromobilité » de deux à quatre jours a débuté en septembre.
- La session 2025 des techniciens experts après-vente affiche 75 % de réussite.
Plan de l'article
Que recouvre l’offre présentée par l’ANFA ? #
L’Association nationale pour la formation automobile met en œuvre la politique de formation de la branche : automobile, camion, cycle, motocycle et contrôle technique. Sa lettre Autofocus n° 126, de novembre 2026, fait le point sur les certifications liées à l’électrification. L’AVEM en a publié une synthèse détaillée le 6 novembre.
À lire Journée nationale de la reconversion : préparer son virage professionnel sans se perdre
Le principe est double. Lorsque cela a du sens, les formations existantes intègrent un volet consacré au véhicule électrique, comme celles de la maintenance des véhicules légers. À côté, des certifications sont entièrement dédiées à ce sujet.
Quels métiers autour des batteries ? #
Trois certificats de qualification professionnelle concernent les batteries de traction. Deux portent sur la maintenance : « Technicien de maintenance de batteries de véhicules électriques » et « Technicien expert de maintenance de batteries de véhicules électriques ». Selon l’AVEM, ils sont enregistrés au Répertoire national des certifications professionnelles depuis décembre 2024.
Le premier figure sur le site de France compétences sous le numéro RNCP 39979. C’est un point à vérifier pour tout projet : l’enregistrement conditionne en pratique la reconnaissance de la certification et les possibilités de financement.
Les compétences attendues sont étendues : contrôle du fonctionnement de la batterie, dépose et remontage du pack, diagnostic des éléments, calibrage des modules, reprogrammation des calculateurs et prévention des risques électriques. Le troisième CQP, « Technicien démonteur de batteries de véhicules électriques », va jusqu’à la séparation des éléments internes de la batterie.
Ces parcours vont se déployer progressivement sur le territoire, dès maintenant ou à partir de l’année prochaine. Un candidat a donc intérêt à vérifier l’existence d’une session près de chez lui avant de bâtir son projet.
Une porte d’entrée courte pour les métiers de contact #
La branche développe aussi des certificats de compétences de branche, des formations parfois brèves. Le certificat « Conseils en électromobilité » s’étale sur deux à quatre jours et a débuté en septembre.
Il vise les professionnels en relation avec le public : agents de location, enseignants de la conduite, réparateurs, distributeurs, conseillers clients ou techniciens après-vente. L’objectif annoncé par l’ANFA est de « lever les réticences encore fréquentes des clients vis-à-vis du véhicule électrique » et de les rassurer sur la recharge.
Le besoin est concret. L’AVEM rapporte que de nouveaux conducteurs se heurtent encore à des interlocuteurs incapables d’expliquer la différence entre recharge AC et DC, ou l’effet de l’hiver et de la vitesse sur l’autonomie. Pour un conseiller déjà en poste, ce type de module peut constituer un premier pas vers une spécialisation.
À lire Évolution professionnelle : l’IA pousse près d’un salarié sur deux à repenser son parcours
Que disent les chiffres d’insertion ? #
La lettre fournit un repère sur la formation en alternance de technicien expert en après-vente automobile, dont le programme couvre aussi le diagnostic et la maintenance des véhicules électriques et hybrides. Sur 822 inscrits au départ, 659 candidats se sont présentés à l’examen et 494 ont été diplômés, soit 75 % de réussite parmi les présentés.
Parmi les titulaires, 95 % étaient insérés professionnellement dans les mois suivants, pour une rémunération mensuelle brute moyenne de 2 272 euros hors primes. Selon la même synthèse, 98 % ont été embauchés dans la branche, 94 % bénéficient d’un CDI et 82 % exercent le métier préparé.
Il faut lire ces données avec prudence pour une reconversion. Elles concernent un public d’alternants, à 85 % de niveau baccalauréat, et un cursus qui ne se limite pas à l’électrique. Elles ne décrivent pas le parcours d’un adulte en changement de métier.
Comment aborder ce projet de reconversion ? #
Trois questions permettent de cadrer la démarche. La première porte sur le point de départ : un professionnel de l’accueil ou de la vente visera plutôt un certificat court, tandis qu’une expérience en mécanique rend plus accessibles les parcours sur batteries.
La deuxième concerne le statut de la certification : son enregistrement et le rythme de déploiement local. La troisième touche au terrain : ces métiers exigent des interventions sur des systèmes électriques, avec une prévention des risques au cœur des programmes. Un échange avec un atelier ou un organisme de formation aide à vérifier que la réalité du poste correspond au projet.
Questions fréquentes #
Quelles certifications existent pour travailler sur les batteries de véhicules électriques ?
Trois CQP de la branche : technicien de maintenance, technicien expert de maintenance et technicien démonteur de batteries de véhicules électriques.
Combien de temps dure le certificat Conseils en électromobilité ?
De deux à quatre jours, selon la synthèse publiée par l’AVEM à partir de la lettre de l’ANFA.
Les techniciens experts après-vente trouvent-ils un emploi ?
Pour la session 2025, 95 % des titulaires étaient insérés dans les mois suivants, dont 94 % en CDI, d’après les chiffres de l’ANFA relayés par l’AVEM.




